02.02.2008
Myspace et les nouveaux Indiens
Me voici lancée dans d’autres investigations, toujours autour des mêmes thèmes c’est vrai, après avoir passé un peu de temps sur la « page imprimée » de l’univers « myspacien » d’un certain monsieur que je ne nommerai pas, pour ne pas tomber dans le piège de « mon ego rend service à ton ego qui rend service à mon ego ».
Après aussi, avoir été interpellée par le « qui je voudrais rencontrer : moi-même, mais je me fais de moins en moins d’illusions » d’un autre monsieur que je ne nommerai pas non plus, je tombe sur le « qui je suis : ben j’voudrais ben l’savoir !» du premier monsieur « cité » ici.
Je passe donc un peu de temps sur des questionnements qui résonnent et raisonnent. En particulier un « livres favoris : ceux que je n’ai pas lus ». Voilà qui me parle encore.
Des livres, j’en lis des tas, et le dernier, bien souvent vient « détrôner » l’avant dernier. Comme on dit « c’est le dernier qui parle qui a raison ».
Ah là là ! Eh ben, on n’est pas sorti de l’auberge !
Donc, pour ne pas déroger au principe, voici quelques extraits des deux « derniers » livres que j’ai lus.
Peut-être éveilleront-ils votre curiosité, pour lire, lire, lire, afin, non pas, de devenir l’esclave de l’opinion d’autrui, mais afin, de forger, au fur et à mesure de vos lectures, vos propres opinions.
À l’université
« Voici comment Tatanga Mani, un Indien Stoney, évoque l’éducation qu’il a reçue chez les Blancs : « Je suis allé à l’école des hommes blancs. J’ai appris à lire dans leurs livres de classe, les journaux et la Bible. Mais j’ai découvert à temps que cela n’était pas suffisant. Les peuples civilisés dépendent beaucoup trop de la page imprimée. Je me tournai vers le livre du Grand Esprit qui est l’ensemble de la Création. Vous pouvez lire une grande partie de ce livre en utilisant la nature. Vous savez, si vous prenez tous vos livres et les étendez au soleil en laissant pendant quelques temps la pluie, la neige et les insectes accomplir leur œuvre, il n’en restera plus rien. Mais le Grand Esprit nous a fourni la possibilité, à vous et à moi, d’étudier à l’université de la nature les forêts, les rivières, les montagnes et les animaux dont nous faisons partie. »
Eric Julien, qui a partagé leur vie, note : « La société des Indiens Kogis a fait du « savoir vivre en harmonie » un art de vivre qui imprègne les pensées et les actes de ses membres. Il appartient à leurs sages, les Mamus, formés à travers un long et ascétique parcours initiatique, de canaliser les énergies et les échanges dans une direction créatrice et non conflictuelle. Dans ce monde si différent du nôtre, qui ne connait ni chefs, ni rigides hiérarchies, chaque acte quotidien est une leçon de vie.
Pour les Mamus il y a toujours plusieurs façons de voir les choses, car la vie est riche d’ambivalences et d’alternatives, les humains se devant de rechercher l’équilibre entre une multitude de phénomènes de la nature et de leur propre nature. Aussi la notion de vérité est-elle difficile à saisir. Dans la mouvance perpétuelle et l’impermanence des choses, comme diraient les bouddhistes, l’Indien décèle une infinie variété de vérités. Rien n’est absolu à ses yeux.
Dès lors, comment faire émerger de ces réalités mouvantes quelques règles de conduite, quelques principes d’action ?
Cela appelle de profondes pensées, de silencieuses méditations, de longs échanges et des discours souvent elliptiques pour un Blanc épris de rationalité. Point ici de chefs qui tranchent, de « décideurs », mais la recherche de consensus à travers d’interminables palabres sous le regard patient et vigilent du Mamu.
Ainsi donc, les Indiens seraient moins prompts et « efficaces » que nous : en témoigne la différence entre leur civilisation et la nôtre. Mais le prix à payer pour justifier notre prétendue efficacité est énorme : tout simplement la perte de la liberté.
Pas la liberté inscrite au frontispice de nos édifices publics, non, la vraie, celle dont nous nous éloignons de plus en plus dans nos sociétés contraignantes, bureaucratisées, réglementées.
L’Indien est libre parce qu’il est en paix avec lui-même et avec sa représentation du monde. »
Extrait de « À l’écoute des arbres et des Indiens » (Nature et spiritualité de Jean-Marie Pelt)
Les tourments de la liberté
« Jésus face au grand Inquisiteur, (selon une légende écrite par Dostoïevski dans « Les frères Karamazov ») : le retour du Christ eut lieu sur terre, à Séville, au XVIème siècle. Il est apparu doucement, sans se faire remarquer, et, curieusement, tous le reconnaissent. « Silencieux, il passe au milieu de la foule avec un sourire d’infinie compassion. Son cœur est embrasé d’amour, ses yeux dégagent la Lumière, la Science, la Force, qui rayonnent et éveillent l’amour dans les cœurs. » Le peuple est comme aimanté et le suit dans l’allégresse. Il arrive sur le parvis de la cathédrale et ressuscite une petite fille que l’on s’apprêtait à enterrer. C’est alors qu’arrive le grand Inquisiteur, le maître des lieux, qui a déjà fait brûler une centaine d’hérétiques en cette même place. Il donne l’ordre de faire arrêter le Christ. À la nuit tombée, il vient lui rendre visite, seul. « C’est Toi, Toi ? Pourquoi es-tu venu nous déranger ? » Le prisonnier ne dit rien. Il se contente de regarder le vieillard. Alors celui-ci reprend : « N’as-tu pas dit bien souvent : « Je veux vous rendre libres. » Eh bien ! Tu les as vus les hommes « libres ». Oui, cela nous a coûté cher, mais nous avons enfin achevé cette œuvre en ton nom. Sache que jamais les hommes ne se sont crus aussi libres qu’à présent, et pourtant, leur liberté, ils l’ont humblement déposée à nos pieds. »
« Et toi tu veux aller au monde les mains vides, en prêchant aux hommes une liberté que leur sottise et leur ignorance naturelle les empêchent de comprendre, une liberté qui leur fait peur, car il n’y a, et il n’y a jamais rien eu, de plus intolérable pour l’homme et pour la société ! Il n’y a pas de souci plus cuisant pour l’homme que de trouver au plus tôt un être à qui déléguer ce don de la liberté. Là encore tu te faisais une trop haute idée des hommes, car ce sont des esclaves. Nous avons corrigé ton œuvre en la fondant sur le miracle, le mystère, l’autorité. Et les hommes se sont réjouis d’être de nouveau menés comme un troupeau et délivrés de ce don funeste qui leur causait de tels tourments. Demain, sur un signe de moi, tu verras ce troupeau docile apporter des charbons ardents au bûcher où tu monteras, pour être venu entraver notre œuvre. »
Extrait de « Jésus face au grand Inquisiteur » (Le Christ philosophe de Frédéric Lenoir)
Selon l’Inquisiteur de cette légende, la solution aux tourments de la liberté serait : le miracle, le mystère, l’autorité.
Il fut un temps où la religion tenait les clefs de cette solution.
De nos jours, ce pouvoir lui a été soustrait par le progrès, en vertu des valeurs de l’ « humanisme » et de la « liberté » de choix individuel. Sans parler du potentiel exponentiel du principe de cause à conséquences, le fameux « effet papillon ».
Voir en référence, toute la symbolique philosophique sur laquelle s’appuie, entre autres, la trilogie de Matrix, et celle, dont la focale est plus réduite mais non moins porteuse de questions essentielles, de V pour Vendetta, des mêmes auteurs.
Comme le vivent les Indiens cités plus haut, la vraie liberté ne dépend ni du pouvoir illusoire de la religion ou de toute autre institution, pouvoir assis sur un savoir dénaturé, ni du pouvoir du « progrès », tel que nous le connaissons dans notre « système de choses », lui aussi assis sur un savoir dénaturé, mais de la « paix de l’individu avec lui-même et avec sa représentation du monde. »
Et le fond du problème de tout ceci ne serait-il pas l’ego et la croyance en sa prééminence, qui justifie d’ailleurs et alimente son existence. (cf Nouvelle Terre de Eckart Tollé)
« Je ne suis donc pas le centre du monde ?! » désillusion de l’enfant roi. Le fameux « je pense, donc je suis » de Descartes est devenu presque simultanément « j’ai, donc je suis » et « les autres "m’aiment", donc je suis ».
Comme le démontre si magistralement et de façon bien dérangeante Krishnamurti dans son livre « le sens du bonheur », et c’est tellement dérangeant que je viens de zapper… Après « mensonge par omission », voici « Lapsus par zapping ». Comme quoi, rien n’est jamais acquis, et comme le dit Tété : « ne jamais sous-estimer le pouvoir du Déni ».
Si je remonte le fil de la pensée, qu’est-ce que ça donne ? Eh ben non, j’ai complètement zappé ! Eh bien vous n’avez plus qu’à lire le bouquin tiens ! Vous pourrez peut-être trouver l’idée que je m’apprêtais à évoquer et partager avec moi votre découverte et vos impressions ! Merci d’avance !
Les conflits naissent de l’opposition des intérêts semblables des egos. Tant que nous alimenterons nos égos par l’illusion, nous seront en conflit, avec nous-mêmes, avec les autres, et avec notre environnement.
Mignone petite histoire : « il était une fois un vieux sage Indien (eh oui, encore !)
Il discutait avec son petit-fils. Il lui dit : « À l’intérieur de chaque homme il y a deux loups. Un loup blanc qui est aimant, humble et paisible, et un loup noir qui est querelleur, orgueilleux et qui a peur. » Le petit garçon s’inquiète : « Et lequel est le plus fort ? ». Ce à quoi son grand-père répond : « Celui auquel tu donnes le plus à manger. » »
Consensus tacitement pacifié (un pléonasme en trois mots…) : le phénomène « myspace » et autres variantes du même type. Ou la vision d’Andy Warhol dans ses habits les plus « nobles ».
« myspace » : vitrine du « par pitié aimez-moi ! » sous le couvert de « comme tu es merveilleux ; que je t’aime ! »
Cet espace serait-il une nouvelle forme d’Inquisition, qui nous dépossède à notre demande express, de notre paix, avec nous même et avec notre représentation du monde ?
Dans le même temps d’ailleurs, à l’instar de l’Inquisition, comme de tout autre pouvoir destructeur de liberté, l’oppression, la répression, la contrainte n’engendrent-elle pas la rébellion ? Une révolution n’est-elle pas en marche ?
À ce titre, je me demande quels sont les palabres de ce cher monsieur Kravitz dans son nouvel album, dont j’ai vu ce matin l’annonce de la sortie prochaine, dans trois jours exactement puisque nous sommes le 2 février 2008. Le temps est-il donc venu pour la révolution dont il parle, qui par certains titres, dont « If you want it », et « love, love, lobe », semblerait évoquer la philosophie des évangiles ?
L’amour est-il donc la clé de cet inextricable sac de nœuds ? Tout le monde serait d’accord pour l’admettre, mais cela serait sans compter sur les vicissitudes et les prétentions de notre précieux. « Ô mon précieux ! »
(cf le Seigneur des Anneaux, œuvre au contenu philosophique restreint, mais plus qu’ « intéressant »)
Ainsi donc, les artistes, parfois, lorsqu’il leur arrive de se détacher des crédos de leur précieux ego, ne seraient-ils pas les nouveaux Indiens, puisque les vieux Indiens, pour la plupart ont été, soit massacrés, soit contaminés par les bons côtés de l’esclavage ?
Le nouveau western, comme l’évoque si habilement un certain monsieur Solaar, ne se joue-t-il pas ici, sous nos yeux endormis ?
J’écris donc « lorsqu’il leur arrive de se détacher des crédos de l’ego », car forts de prêcher le retour à la liberté ou tout du moins de dénoncer les imperfections et les contraintes dommageables du « système de choses » actuel, ils sont pourtant tout aussi attachés à cette « matrice » (cf trilogie Matrix) qui les maintient dans un esclavage dont ils s’efforcent d’ignorer la véritable « nature », « prêts à défendre sa survie », puisqu’elle leur fait la promesse d’une (provisoire et) hypothétique « place au soleil ».
Mon regard interrogatif s’est ici momentanément penché sur myspace et par extension sur l’ « univers créatif contemporain » et ses « belligérants ».
Nous pourrions faire le même genre de « photo » en regardant « ailleurs ».
Et par voie de conséquence, je finirai sur cette phrase « hallucinante », qui me questionne personnellement :
« Les peuples civilisés dépendent beaucoup trop de la page imprimée. »
Biz
Rachel
Alors que j’envoie cet article par mail à un premier destinataire, et me voilà sollicitée pour aller voir le clip d’une artiste française. Toujours curieuse, j’écoute les paroles. Je vous en renvoie quelques unes :
« Je n’emporte rien vraiment. Je suis riche du temps, de tout ce que j’ai perdu. Et quand l’amour est là il n’est jamais acquis, et quand il est parti, il nous laisse des pourquoi. On n’a pas trop de vies pour voyager la terre, elle n’a jamais menti, même en hiver. » Hasard ou effet papillon ?
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après la démo, la démocratie...
22:25 Publié dans à découvrir | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
thierry de cara
je n'écris pas pour ce jeune homme, mais qu'importe !
ma petite préférence : "l'amour est un faux amant"
21:30 Publié dans à découvrir | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
02.06.2007
sophie lemaire sur myspace
Sophie Lemaire auteur compositeur et interprète, ses chansons ont l'empreinte de l'âme latine et celle de la grande chanson française.
19:55 Publié dans sophie lemaire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
03.04.2007
le bonheur des autres
pourtant, si la vie bat son plein
certains pensent menaçant le bonheur qu'ils n'ont pas
(...)
mais l'histoire recommence
et recommencera
tant qu'on pens'ra menaçant
le bonheur qu'on n'a pas
ce ne sont les puces des chiens
qui font miauler les chats
extrait de "il se plaît au village"
à découvrir sur le site de philippe thomas UNE AUTRE PEPITE
11:10 Publié dans pensées | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
22.03.2007
la petite dernière avec yannick...
les escaliers - yannick guérin
(rachel baz/yannick guérin)
nos autres chansons ICI
10:35 Publié dans yannick guérin | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
liens
Thierry Chazelle, auteur compositeur et interprète
A DECOUVRIR !
Jean-Charles Thouault, ingénieur du son, directeur et coah vocal/artistique, studio "CHEZ TUO", excellent pédagogue, honnête et authentique !
VENEZ FAIRE UN TOUR ET PASSER QUELQUES JOURS...
Samuel Geffroy, compositeur flamenco jazz
LE SITE LES DATES A NE PAS MANQUER !
Philippe Thomas, auteur compositeur interprète, il reprend les chansons de Georges Brassens lors de soirées dédiées, et écrit de belles chansons avec du JOLI TEXTE !
UN REGAL...
Tym Marino, auteur compositeur et interprète, autant Jazz que Pop-Rock, SURPRISE !
10:15 Publié dans liens | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
05.03.2007
l'art de la simplicité
de dominique loreau aux éditions marabout
extraits :
personne ne pourra jamais faire siens tous les coquillages de la mer. et que ceux-ci sont beaux lorsqu'ils sont peu nombreux.
vivre avec peu améliore la qualité de vie. nous pouvons tous choisir de posséder peu.
n'accordez pas plus de valeur aux choses qu'aux valeurs humaines, qu'à votre labeur, à votre paix, à la beauté, à votre liberté et en général, à ce qui est vivant.
trop de choses vous détournent de l'essentiel. notre esprit devient aussi encombré qu'un grenier plein de vieilleries accumulées, qui nous empêchent de bouger et d'aller de l'avant.
ce n'est pas nous qui possédons les choses, ce sont elles qui nous possèdent.
refuser de posséder trop, c'est pouvoir apprécier plus pleinement les joies spirituelles, émotionnelles, intellectuelles.
les choses existent grâce au vide qui les entoure. une pièce meublée de vide, appelle la lumière et toutes sortes d'influences bénéfiques. le moindre objet devient un objet d'art et chaque minute un moment précieux.
12:45 Publié dans livres | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
24.02.2007
démo virtuelle
ramenez-moi - rachel baz
(rachel baz/sophie lemaire)

les odeurs floues - rachel baz
(rachel baz/cécile duhil)

devenir toi - rachel baz
(rachel baz)

la rose du caire - rachel baz
(rachel baz)

noël en décembre - rachel baz
(rachel baz et david blanc/matthieu lamarre)

ta chose - rachel baz
(rachel baz/fred batista)

une chaussure - rachel baz
(rachel baz/rachel baz et didier saillant)

la passante - rachel baz
(rachel baz/rachel baz et didier saillant)

te pardonner - rachel baz
(rachel baz/cécile duhil)

je tombe en amour - rachel baz
(rachel baz/rachel baz et sophie lemaire)

j'aime toi - rachel baz
(rachel baz/sophie lemaire)

douce amère - rachel baz
(rachel baz/sophie lemaire)

la sourde oreille - rachel baz
(rachel baz/robert wild)

les bavards - rachel baz
(rachel baz/didier saillant)

le bal des vampires - rachel baz
(rachel baz/didier saillant)

mentir - rachel baz
(rachel baz/didier saillant)

tout n'est pas perdu - rachel baz
(rachel baz/rachel baz et robert wild)

une minute à l'antenne - rachel baz
(rachel baz/christophe houdin et yannick guérin)

23:30 Publié dans rachel baz | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
le cri du coyotte
23:25 Publié dans textes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note




